L’ingénierie au féminin
Syntec-Ingénierie, partenaire de l’association Elles Bougent.
Cette association a pour but de susciter des vocations féminines pour les métiers d’ingénieurE et de technicienne dans les secteurs industriels (aéronautique, automobile, énergie, ferroviaire, maritime, spatial …). Les entreprises de ces secteurs souhaitent davantage de mixité dans leurs équipes techniques.
L’objectif est de multiplier les occasions de rencontres entre les marraines issues des entreprises et établissements partenaires et des jeunes filles (lycéennes, étudiantes). Syntec-Ingénierie comme les autres partenaires encouragent la synergie, en fédérant autour d’ « Elles bougent » les réseaux féminins existants au sein de leurs entreprises qui concourent à un même objectif.
Témoignage de Sophie Martin
L’ingénierie industrielle s’ouvre aux femmes
Parcours d’une jeune femme ingénieur, de l’expertise technique vers le management de projet
Pendant ses études, Sophie Martin était attiré par le développement de nouveaux procédés dans l’industrie, en particulier dans le domaine de l’environnement. En intégrant ERAS Ingénierie, elle travaille depuis au service des industries, pour des projets innovants, avec des enjeux environnementaux forts.
D’abord sur un projet de viscosification d’eau de mer pour un groupement pétrolier. « J’ai participé à la conception d’une unité pilote pour améliorer la rentabilité de l’extraction des puits de pétrole de 10 à 15% par l’utilisation de polymères, neutres pour l’environnement. L’unité a été fabriquée en France, entièrement démontée en modules puis rassemblée sur une barge off shore où les contraintes sont importantes (encombrement, sécurité opérationnelle, accélérations dues à la houle océanique…) ».
Par la suite, elle a été chargée de l’assistance au démarrage et de la conduite des tests sur site au large de l’Angola. « Depuis, nous contribuons à l’optimisation de l’exploitation et réalisons également les études de dégoulottage de ce pilote. En parallèle, j’ai pris en charge le management d’une équipe projet pour la conception d’une installation de valorisation de déchets à partir des résultats d’essais laboratoire et pilote ».

Témoignage de Clarisse Laurent
Un remède à la routine
Depuis 2007, Clarisse Laurent, ingénieur chargé d’études chez setec its, participe à la maîtrise d’œuvre Equipements et Systèmes de la future ligne de tramway de l’Agglomération Orléanaise, qui sera mise en service mi-2012.
Dès son stage de fin d’études, Clarisse a eu la chance d’intégrer une équipe d’ingénieurs, en phase Etudes du projet, pour la conception des systèmes Réseau, Audio et Vidéo du tramway. Afin de répondre au besoin du client et lui proposer des solutions techniques optimisées, il s’agit d’être continuellement à l’écoute du marché industriel, tout en travaillant en interface directe avec l’exploitant, futur utilisateur du système.
« J’ai pu acquérir beaucoup plus d’autonomie et j’ai diversifié mes compétences. Je poursuis ma mission sur les parties Réseau, Vidéo et je gère les interfaces entre nos systèmes et la future ligne de tramway. Je participe aussi au suivi des études des systèmes Radio et SAEIV (Système d’Aide à l’Exploitation et Information Voyageurs) ».
Une vraie crédibilité
Le suivi technique, sur le terrain, lui permet de vérifier ce qui a été défini en phase d’études. « Plus largement, il est intéressant de travailler avec plusieurs acteurs d’un tel projet, notamment, les fabricants de matériel roulant et les architectes. La maîtrise des sujets techniques m’a permis d’avoir une crédibilité vis-à-vis du maître d’ouvrage et des fournisseurs ». Autre facteur encourageant, Clarisse a particulièrement apprécié qu’au sein de son équipe « l’on me fasse confiance, malgré ma jeune expérience. Face à la diversité technique de ce projet, la routine n’est pas de mise et cela maintient intact l’enthousiasme du départ ! »
Clarisse Laurent,
SETEC ITS

Témoignage d'Aurélie MILLEDROGUES, Directrice technique d’IGN France
Le globe est son univers
Aurélie MILLEDROGUES est aujourd’hui directrice technique d’IGN France International (IGN FI), la filiale pour l’export de l’Institut Géographique National français. Elle considère la géomatique comme une technique à mettre au service du développement et comme un univers propice aux rencontres et découvertes d’horizons multiples.
Après sa classe préparatoire, Aurélie intègre, en 1993, l’ENSG (Ecole Nationale des Sciences Géographiques). Elle termine cette formation d’ingénieur au Canada par une année de spécialisation en géodésie. « Je savais que ce métier pouvait conduire à des missions sur le terrain, et notamment à l’étranger. Je ne me voyais pas passer ma vie derrière un bureau. Je voulais m’aérer ! ». Elle débute sa carrière comme expert technique à IGN Conseil. Très vite, elle participe à la mise en place d’un Système d’Information Foncier en Russie, avec à la clef plusieurs séjours à Moscou. « C’était ma première mission à l’étranger. J’avais l’impression d’entrer dans un autre monde : nouveaux interlocuteurs, nouvel environnement de travail, autre langue…. Pour la première fois, je me suis retrouvée à devoir prendre seule des décisions importantes. C’était assez grisant ».
Une fonction d’une grande variété
Quelques aventures géomatiques plus tard, passant par Dijon, Nairobi, Tours, ou Haiti, Aurélie prend la tête d’IGN Conseil, en 2002. Elle y encadre alors une dizaine de consultants. En 2008, elle devient directrice technique d’IGN FI. « Cette fonction appréhende une plus grande variété technique et humaine. A l’international, il faut s’adapter à d’autres enjeux, d’autres situations, d’autres acteurs. C’est très riche». Le métier de la géomatique a donc permis à Aurélie de s’épanouir dans des expériences multiples et riches, à l’instar de sa fonction actuelle qui utilise pleinement les enseignements donnés par le cursus d’ingénieur : expertise technique, gestion de projet, management…
Aurélie MILLEDROGUES
Directrice technique d’IGN France